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mercredi, 22 février 2012

Sur la fermeture de Présence magazine

Le blogue Crayon et Goupillon a publié hier un billet sur la fin de Présence magazine. L’auteur, Philippe Vaillancourt, écrit que «Présence, pour les intimes, se démarquait par la qualité de
sa réalisation, de ses rédacteurs, et de son approche. Avec respect,
elle abordait de front des sujets dérangeants, ceux qu’une revue officielle liée à un diocèse ne peut pas traiter sans se faire taper
sur les doigts. Cette approche était nécessaire au maintien d’un sein débat chez
les catholiques québécois. Une telle annonce n’augure rien de bon pour les autres revues
religieuses québécoises. Quand même l’excellence ne suffit plus pour
survivre, il y a de sérieuses questions qui surgissent…». 
Crayon et Goupillon a recueilli les commentaires de Gilles Leblanc, directeur de la revue, et de Louis Lesage, président du conseil d’administration. Il mentionne aussi les nombreux commentaires déposés dans le blogue Nouvelles de l’ACPC.

Commentaires

  • Philippe Vaillancourt 22 février 2012

    Merci de la mention François.

    J'espère que le choc et la déception feront place au débat sur l'avenir des périodiques catholiques québécois.

  • Gaëtane Larose 23 février 2012

    La fermeture de Présence Magazine nous oblige, je crois, à réfléchir sérieusement à l'avenir de nos périodiques. L'ACPC se doit d'être un leader dans ce débat. Nous en ferons un point au prochain conseil d'administration prévu le 9 mars.

    Gaëtane Larose, présidente

  • Anonyme 23 février 2012

    S'agissant de débat ou de réflexion sur l'avenir des périodiques catholiques, il faudrait d'abord se demander la raison d'être des périodiques catholiques, pourquoi ils existent… En parcourant la liste des membres de l'ACPC, on constate que chaque diocèse (ou presque) possède son outil de communication et que les communautés religieuses produisent une revue pour leurs oeuvres: lieux de pèlerinage, sanctuaires, missions, etc. Il ne reste plus beaucoup de périodiques qui ne sont pas liés à un diocèse ou à une communauté. Partant de ce constat, quel serait donc le débat que l'on voudrait faire dans ce contexte ? La situation me semble plus complexe que l'on pense. Il est nécessaire que chaque diocèse consacre effort et énergie à diffuser un bulletin d'information et les communautés religieuses ont besoin d'un périodique pour faire connaître leurs oeuvres. Que faire alors ?
    Richard Chartier ofs

  • Philippe Vaillancourt 23 février 2012

    @Richard

    "La situation me semble plus complexe que l'on pense. Il est nécessaire que chaque diocèse consacre effort et énergie à diffuser un bulletin d'information et les communautés religieuses ont besoin d'un périodique pour faire connaître leurs oeuvres."

    Je ne suis pas si sûr de cela. Plusieurs options moins coûteuses en temps et en argent existent.

    Mais nos impressions divergentes mettent en lumière la nécessité d'organiser des études de marché qui pourront apporter des informations concrètes. Sans de telles études (globale(s) ou localisées), le débat risque de n'être qu'un échange d'impressions. À ce stade-ci, je crois que l'ACPC gagnerait à engager des consultants professionnels qui pourront apporter un point de vue externe sur les enjeux.

  • Anonyme 24 février 2012

    @ Philippe et @Richard

    C'est vrai qu'il faut se poser de sérieuses questions sur le "marché" que les revues rejoignent. Avouons-le, les gens qui lisent les revues diocésaines et les revues des oeuvres vieillissent.

    Est-ce qu'il y a un réel renouvellement du lectorat? Une étude permettrait d'en avoir le coeur net.

    Dans la présente situation ecclésiale, il faut arrêter les dogmes concernant la nécessité d'une revue. L'archidiocèse de Montréal opte maintenant pour la seule diffusion de contenu web – auquel j'ai le plaisir de maintenant collaborer.

    Les coûts sont probablement moindres – poser la question aux responsables – et la toile fait en sorte qu'il est nettement plus facile de rejoindre les gens. Le dossier sur les indignés a rejoint plus de 10 000 visiteurs. Ce n'est pas rien, sans compter les 25 000 qui ont "surfé" sur le site depuis mars 2011 (http://www.diocesemontreal.org/actualite/actualite/lecteur-actualites/items/plus-de-25-000-internautes-sur-le-site-du-diocese-de-montreal.html)

    Sans aller jusqu'à fermer toutes les revues diocésaines et les revues d'oeuvres, pourquoi ne pas en regrouper les forces au niveau des questions pratico-pratiques comme le secrétariat, l'impression ou d'autres trucs qui n'ont rien à voir directement avec le contenu?

    Parce que les contenus de grande qualité de ces revues doivent être mieux connues, se regrouper dans le cas de la publicité pourrait peut-être donner des fruits.

    Rares sont les personnes qui, en dehors de ceux et celles qui fréquentent la messe du dimanche, connaissent ces revues. Dommage.

    Mario Bard
    24 février 2012 08:01

  • Anonyme 24 février 2012

    Niquette Delage au nom de Communications et Société. la fermeture de Présence Magazine est infiniment regrettable. Une publication de cette qualité est toujours appréciée, et sa disparition du paysage médiatique est désolante, bien plus, préoccupante. Nos mercis à Gilles Leblanc, aux membres de son équipe, aux rédacteurs qui ont assuré la grande qualité de la revue pendant toute sa vie.

  • Anonyme 25 février 2012

    @Philippe et @Mario
    Je m'explique sur ce que je voulais dire par "plus complexe que l'on pense". Un exemple: je suis rédacteur en chef de la Revue des Missions des Franciscains, notre périodique est expédié à tous nos donateurs, il n'y a pas d'abonnement, son objectif est de faire connaître les projets missionnaires des Franciscains, de sensibiliser les lecteurs à la mission. Nous décidons d'unir nos forces avec d'autres revues missionnaires, quels projets allons-nous mettre de l'avant ? Des donateurs sont attachés à la spiritualité franciscaine, comment poursuivre la réflexion avec eux ?Les revues missionnaires avec lesquelles nous sommes en partenariat fonctionnent par abonnement, que faisons-nous avec nos donateurs ? Et ce ne sont que quelques exemples parmi bien d'autres…Reprenons l'idée de mettre en commun le secrétariat, l'impression, etc. sans toucher au contenu, comment organisons-nous concrètement ce secrétariat, qui finance et dans quelle proportion ? Loin de moi l'idée de ne pas vouloir réfléchir à ces questions, ce que vous amenez est intéressant. Je veux juste faire prendre conscience des enjeux, des impacts que cela peut avoir de fusionner et mettre en commun des ressources. C'est pour cela que je disais que c'était complexe. Dans ce processus de réflexion et de débat, il ne faudrait pas oublier de faire participer les évêques et les responsables des communautés religieuses. Je ne me vois pas entamer quelques réflexions que ce soit sans en parler et en discuter avec les Franciscains. Même chose pour les autres revues soutenues par les communautés religieuses. Ils doivent eux aussi participer pleinement à la réflexion et au débat.
    Richard Chartier, ofs

  • Sébastien 28 février 2012

    À propos des publications diocésaines, leur public est divers mais la plupart prennent déjà les moyens de rejoindre ce que l'on appelle les "nouveaux publics" ou utilisent de nouveaux moyens de transmission.
    Pour ma part, je l'affirme clairement depuis 3 ans, dans environ 7 ans, Actualité diocésaine disparaitra de sa forme actuelle mais l'information diocésaine est déjà diffusée sur le web à travers le site et les plate-formes médiatiques sociales. Non pas que le public n'existe plus pour ces nouvelles, il n'est juste plus dans les lieux usuels où nous distribuons ces nouvelles.
    Je suis d'accord avec le fait que certaines publications auraient avantage à collaborer au niveau de la production afin de réduire les coûts. Il faut également faire la promotion de nos périodiques, surtout grand public tel que l'était Présence Magazine, afin de les faire connaître.

  • Philippe Vaillancourt 29 février 2012

    @Richard
    Merci de ces précisions intéressantes qui nous plongent dans la réalité de plusieurs périodiques missionnaires.

    Si je comprends bien votre explication, les priorités sont:
    1) faire connaître les œuvres et sensibiliser à la mission ;
    2) garder le lien avec les donateurs.

    Je ne vois dans ces objectifs rien d'exclusif à une revue. La réflexion ne doit donc pas porter sur la survie de la revue mais sur l'atteinte des objectifs. Si une revue ne permet plus d'atteindre efficacement ces objectifs, il faut cesser la publication et plutôt mettre en place une stratégie de soutien et de collecte de fonds.

    Autrement dit, je crois que la réflexion sur la mise en commun de certains services est pour certains périodiques un faux débat, puisqu'il importe d'abord de se demander si la revue sert réellement la cause défendue, ou si elle est devenue avec les années une fin en soi, une forme d'automatisme institutionnel.

    Par ailleurs, je suis entièrement d'accord avec vous sur la nécessité d'impliquer des évêques et les responsables de communautés religieuses. Un seul bémol: il ne faudrait pas qu'implication rime nécessairement avec droit de veto absolu.

  • Mario B 1 mars 2012

    @Richard et @Philippe,

    je lis vos réflexions et je suis d'accord. Il faut réfléchir avec tous les acteurs concernés.

    Il faut, à long terme, penser à rejoindre le lectorat 'inconnu', celui qui voudrait bien manger un peu de notre pain-magazine, mais ne le connais pas.

    Faudra-t-il une réunion spéciale de l'ACPC? Ou plus de jours de rencontre à l'occasion de l'Assemblée générale? La balle est lancée dans le camps du CA. 🙂

    Bonne réflexion,

    Mario Bard

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