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lundi, 25 février 2019

Abus dans l’Église: l’avertissement d’une journaliste

La journaliste mexicaine Valentina Alazraki a lancé aux participants au Sommet sur la protection des mineurs un avertissement direct.

«Plus vous couvrirez [les abus], plus vous ferez la politique de l’autruche, moins vous informerez les médias de masse – donc les fidèles et l’opinion publique -, plus le scandale sera grand», a-t-elle déclaré lors d’une allocution prononcée le samedi 23 février 2019.

«Combien de fois ai-je entendu que le scandale des abus est la faute de la presse? Ce serait un complot de la part de certains médias de masse pour discréditer l’Église. En aucun cas, on ne peut culpabiliser les médias pour avoir révélé ces abus. Les abus contre des mineurs, ce ne sont pas des médisances ou des bavardages. Ce sont des crimes», a-t-elle ajouté.

«Je voudrais que vous sortiez de cette salle avec la conviction que nous journalistes nous ne sommes pas vos ennemis. Nous ne sommes pas ceux qui abusent. Nous ne sommes pas ceux qui dissimulent. Notre mission est d’exercer et de défendre un droit qui est le droit à une information basée sur la vérité pour obtenir justice.»

«Communiquer est un devoir fondamental. Si vous ne le faites pas, si vous ne communiquez pas, vous devenez complice de ceux qui commettent des abus», a-t-elle déclaré.

 

Commentaires

  • Jasmin Lemieux-Lefebvre 25 février 2019

    Une allocution remarquable à partager largement en Église et avec les journalistes que nous côtoyons. Merci de la faire connaitre!

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  • Mario Bard 27 février 2019

    Des règles claires et une ouverture qui est demandée de la part du clergé et des autorités ecclésiales face aux journalistes. Mais, je dirais aussi des communicateurs relationnistes qui doivent apprendre à ne pas avoir peur des journalistes. Le journalisme est un outil essentiel de toutes démocraties qui se respectent. Bien sûr, vous avez tous les types de journalistes, du plus compétent à celui qui fait son métier pour chercher le scoop et qui cherche à détruire. Ces derniers sont minoritaires. Et l’expérience me dit que, lorsque l’on a quelque chose d’intérêt public à offrir, l’écoute est là. Est-ce que cela finit toujours par un article ou un reportage? Non. Mais, continuez à frapper à la porte. Un jour, il y aura de l’ouverture.

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