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mercredi, 31 juillet 2019

Notre-Dame-du-Cap: parler

«Je suis originaire de Montréal, la grande métropole, et j’y ai passé toute mon existence jusqu’à récemment», raconte Stéphane Gaudet, rédacteur en chef, dans le numéro estival de Notre-Dame-du-Cap.

«On le sait, dans les grandes villes, les gens se parlent peu. On dirait que plus il y a de monde, plus les gens se forment une bulle hermétique. Adresser la parole à un inconnu, c’est pénétrer dans sa bulle, violer son espace mental. Avoir les écouteurs sur les oreilles ou lire aide à préserver son intimité dans la foule. Il est donc rare, dans un tel contexte, que des personnes qui attendent l’autobus se mettent à bavarder.»

«Mais je vis maintenant dans une ville à dimension humaine où il est fréquent que des inconnus se parlent, par exemple dans le bus ou à l’arrêt. Les premières fois où ça m’est arrivé, le Montréalais en moi a réagi par un malaise de voir sa bulle envahie: Pourquoi cette personne me parle-t-elle ? Je ne la connais pas… Et elle semble si différente de moi. Puis, avec le temps, j’ai commencé à être plus à l’aise quand ça arrivait. J’ai compris que parler, pour ces personnes, correspond à un besoin de contact humain.»

Commentaires

  • Jean Grou 7 août 2019

    J’ai vécu la même expérience à mon arrivée à Québec après les 25 premières années de ma vie à Montréal!

    Jean Grou

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